« Immortal Dreams » d'Alice Oh, un an après : qu'est-ce qui a tenu ?
Six titres, six directions, quelques transitions bancales. Un an après sa sortie, le premier EP du duo continue de tourner.
Sorti le 25 octobre 2024, Immortal Dreams a marqué l'arrivée d'Alice Oh sur la scène indépendante. Douze mois plus tard, la question vaut d'être posée : qu'est-ce qui a tenu ? L'identité, sans hésiter. Le reste se discute.
Six titres, six directions
Dès le morceau-titre, le duo annonce la couleur : atmosphère planante, guitares saturées, flow scandé par-dessus. On entend la pop alternative américaine, on entend l'électro-rock, et surtout on entend l'envie de ne pas choisir. L'EP alterne éclaircies et accès de rage, ce qui crée une tension permanente. Certaines transitions restent brutales.
- Immortal Dreams — le manifeste. Efficace, fédérateur, celui qu'on retient au premier passage.
- Then Shut The F**k Up — frontal et clivant, exactement comme prévu.
- Hello Hello Hello — le refrain le plus immédiat de l'EP, taillé pour la scène.
- Lie2Me — la piste la plus mélodique, très écrite, la plus proche d'une pop de radio.
- Sugar Me Like a Candy — faussement sucrée, électro-pop acidulée.
- Digging My Insanity — conclusion sombre, la plus introspective des six.
Cet éventail dit la polyvalence du duo. Il dit aussi sa dispersion : par endroits, l'EP ressemble davantage à un carnet d'essais qu'à un disque refermé sur lui-même.
Un public trouvé sans budget
Aucune campagne massive derrière la sortie. Le disque a circulé par les réseaux, quelques playlists, et un univers visuel reconnaissable entre imagerie cosmique et références underground. La communauté reste modeste. Elle est fidèle, ce qui compte davantage.
Un premier jet qui vaut pour ses audaces autant que pour ses défauts. Un an après, il tourne encore. 4,5/5.


