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Immortal Dreams d’Alice Oh : déjà un an de voyage

Un an après sa sortie, le premier disque du duo franco-américain garde son statut d’objet hybride : imparfait, dispersé, mais impossible à confondre avec autre chose.

Publié le 26 août 2025 Lecture 1 min Rédaction indielab
Immortal Dreams d’Alice Oh : déjà un an de voyage
Immortal Dreams d’Alice Oh : déjà un an de voyage — visuel de couverture

Sorti le 25 octobre 2024, Immortal Dreams marquait l’entrée du duo franco-américain Alice Oh sur la scène indépendante. Douze mois plus tard, le disque conserve son aura de projet ambitieux et bancal — au bon sens du terme : il pose une identité au lieu de cocher des cases.

Écoute

Immortal Dreams — écouter l’EP. Le lecteur Spotify se charge seulement si vous le demandez — rien n'est appelé à l'extérieur avant.

Une esthétique hybride assumée

Dès le morceau-titre, le ton est donné : atmosphère planante, guitares saturées, flow scandé. On y entend des cousinages avec la pop alternative américaine et l’électro-rock, mais la volonté de circuler entre les genres sans se soucier des étiquettes prend le dessus.

Le disque alterne passages lumineux et accès de rage frontale, ce qui produit une tension continue. Certaines transitions manquent encore de fluidité, mais l’intention ne fait aucun doute : brouiller les frontières entre rap, rock et pop urbaine tout en gardant une signature reconnaissable.

Six titres, six visages

  • Immortal Dreams — efficace et fédérateur, il fonctionne comme un manifeste.
  • Then Shut The F**k Up — agressif, assumé, et clivant par construction.
  • Hello Hello Hello — le refrain le plus immédiat du lot, calibré pour le live.
  • Lie2Me — la piste la plus mélodique, proche d’une pop contemporaine très écrite.
  • Sugar Me Like a Candy — faussement sucrée, dans une veine électro-pop acidulée.
  • Digging My Insanity — conclusion sombre et viscérale, la plus introspective.

Cet éventail prouve la versatilité du duo, mais révèle aussi une dispersion : par moments, le disque ressemble davantage à un laboratoire qu’à une œuvre refermée sur elle-même.

Un public trouvé en marge

Sans campagne massive, l’EP a circulé par les réseaux et les playlists. L’univers visuel — quelque part entre imagerie cosmique et références underground — a fait le reste, en agrégeant une communauté modeste mais fidèle.

Verdict du labo

Un premier jet qui vaut autant pour ses audaces que pour ses fragilités. Dans un paysage pop qui se standardise, c’est déjà une position.